Category Archives : CONVOCATIONS EN FRANÇAIS 2012


CONVOCATION 25 NOVEMBRE 2012: CETTE CRISE EST AUSSI DE LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES


Le 25 de novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes

Parce que cette crise est aussi de la violence contre les femmes


Cette crise est une guerre économique permanente contre la majorité de la société civile.

Les femmes sont celles qui souffrent le plus de la situation de travail précaire et elles supportent habituellement le poids du travail largement invisible du soin des autres. Dans beaucoup de cas, elles ont une double journée de travail (domestique et public) qui devient chaque jour plus difficile à exécuter à cause de la perte des droits et des avantages des travailleurs. De plus, les femmes prennent sur elles la responsabilité d’autres membres de la famille au détriment de leurs propres besoins. Les soins aux dépendants et la lutte contre l’exclusion sociale reçoivent de moins en moins d’assistance publique, et ce sont les femmes qui doivent affronter ces situations.

Plus de deux millions de mineurs vivent sous le seuil de pauvreté et les diminutions continuent dans les services sociaux, qui ont été réduits de 65% ces deux dernières années. En même temps, les banques sont sauvées par de l’argent public, on donne des avantages sociaux aux grosses fortunes (SICAV) et on conserve un système militaire qui ne profite pas à la société civile.

Nous dépensons plus de 45 millions d’euros chaque jour pour l’armée tandis que 21% de la population vit avec moins de 7.355 euros par an.

Ce contraste est même encore plus dramatique si on se souvient que la spéculation financière est un des facteurs responsables de la crise et qu’une partie cruciale du déficit public est nourri par une dette excessive dérivée de l’achat d’armes («la bulle de l’armement»).

Les Femmes en Noir de Madrid contre la guerre dénoncent:

- Que l’aide à la famille s’accompagne en réduisant les attentes et la santé des femmes, gênant leur participation au travail public et social et à la vie politique.

- L’existence du gros business qui n’est pas affecté par la crise, parmi eux ceux qui s’occupent de la vente d’armes et ont des intérêts financiers dans l’industrie militaire.

- La gestion actuelle de la crise, qui fomente l’inégalité sociale, la peur du chômage et de la pauvreté, un sentiment de culpabilité pour le manque de travail, la perte des avantages, la criminalisation des manifestations et de la résistance.

- Les dépenses militaires énormes (46,650,000 euros par jour en 2012 et 45,180,000 euros par jour prédit pour 2013), et la responsabilité de la «bulle d’armement» dans cette crise.

Nous exprimons notre admiration, solidarité et soutien à ces femmes qui:

- Résistent activement contre la perte de tout ce qui a été obtenu jusqu’à maintenant.

- Qui savent que la peur est le résultat du chômage, de la pauvreté et de l’insécurité… et qu’elle peut être surmontée par l’amitié, le soutien mutuel et la solidarité.

- Dans une situation de crise transforment l’indignation en résistance non violente; le désespoir en actions publiques de désobéissance civile; et la tristesse et l’impuissance en solidarité parmi les femmes.

Aujourd’hui, 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes:

Nous revendiquons un changement radical du budget de sorte que nous cessions de gaspiller l’argent pour des armes et qu’on le consacre à des objectifs sociaux, dirigés spécialement vers l’éradication de la violence de genre.

Nous affirmons notre confiance dans le dialogue, la justice et la non-violence comme moyens d’atteindre l’entente parmi les gens.

Traduit de l’anglais par Edith Rubinstein, Bélgica


CONVOCATION 28 OCTOBRE 2012: SUR L’USAGE DE LA FORCE PAR LE GOUVERNEMENT


Sur l’usage de la force par le gouvernement

C’est peut-être légal mais est-ce juste?


Alors que la situation socio-économique des citoyens devient chaque jour plus désastreuse, avec des réductions de droits et de libertés, et d’autres mesures extrêmement violentes qui sont utilisées, les privilèges de ceux qui prennent les décisions: les politiciens, les entités financières… demeurent, les mouvements sociaux du pays gagnent en force.

Alors que le fossé grandit entre les intérêts du gouvernement et les besoins de la population, la réplique des citoyens donnent vie et espoir dans les rues. On perçoit un sentiment collectif très fort, un sentiment disant «Nous n’avons pas peur».

Confronté à la mobilisation continue et croissante depuis 15M (un mouvement espagnol de protestation), la réponse du gouvernement a été une répression excessive, qui n’est pas un témoignage de sa force, plutôt de sa peur du peuple. Le manque de volonté de dialogue du gouvernement est la réponse au cri du peuple «Nous ne sommes pas l’ennemi».

Comme féministes et comme antimilitariste, nous pensons que c’est une erreur du gouvernement de faire de la Fuerzas del Orden un ennemi de la citoyenneté, et nous condamnons la violation des droits de la part des Forces de sécurité.

Nous condamnons ceux qui sont responsables de la crise, qui est une guerre économique qui, pour maintenir les privilèges de quelques-uns, appauvrit la majorité.

Nous souhaitons qu’une action directe par la résistance non-violente continue à se développer. La non-violence est maintenant la priorité.

Nous réclamons:
D’éviter par tous les moyens possibles la fracture sociale et d’appliquer des politiques de justice sociale : de promouvoir l’emploi et d’éradiquer la pauvreté, créant des conditions qui résulteront dans l’égalité des sexes.
Que les dépenses pour la répression sociale soient plutôt utilisées pour des politiques sociales.
Que l’information donnée par les médias soient crédibles et permettent le débat.
Que le gouvernement n’établisse pas la censure pour protéger les excès de la police.
Que le système ne soit pas formulé de telle manière à attribuer la richesse commune et publique à l’avantage du privé.
Une enquête indépendante pour déterminer les auteurs réels de ces violations et de la crise, et que ceux qui sont responsables ne demeurent pas impunis.

Traduit de l’anglais par Edith Rubinstein, Bélgica


CONVOCATION 27 MAI 2012: EN COMMÉMORATION JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES POUR LA PAIX ET LE DESARMEMENT

Le dernier dimanche du mois, le 27 mai 2012
A la Plaza Mayor, Madrid (près de la statue du cheval) à midi
Les Mujeres de Negro de Madrid
vous invitent
à une vigie en noir et en silence.

En commemoration du 24 mai Journée Internationale des Femmes pour la Paix et le Desarmement

Confrontant
«une paix» basée sur les intérêts des classes puissantes et pas sur les intérêts de la population civile.

LES FEMMES EN NOIR DE MADRID CONTRE LA GUERRE

Dénoncent :

La régression des droits humains et des droits des femmes.

La politique de la peur qui criminalise les mouvements sociaux.

L’existence des gros business qui ne sont pas en crise, parmi lesquels se trouvent ceux qui sont impliqués dans le commerce des armes.

Notre admiration, notre solidarité et notre soutien va aux femmes qui:

Défendent l’idée que la résistance féministe face à la guerre et la destruction est une lutte pour la vie et la survie.

Dans des situations de guerre, transforment l’indignation en résistance non-violente; le désespoir en actes publics de désobéissance civile.

Expulsons la guerre et la violence
de l’histoire et de nos vies.

C/ San Cosme y San Damián, Nº 24, 2º
28012 – Madrid

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24 mai Journée Internationale des Femmes pour la Paix et le Desarmement

Confrontant «une paix» basée sur les intérêts des classes puissantes et pas sur les intérêts de la population civile

Les politiques utilisées dans cette crise sont nuisibles pour les gens, spécialement pour les femmes: rareté des ressources; perte de droits, un poids excessif de prise en charge et de préoccupations… tandis que les guerres et la militarisation sont soutenues et que l’économie de guerre est maintenues et connectée à la finance.

La domination internationale est renforcée par l’intermédiaire de l’OTAN, le trafic d’armes et le contrôle de l’information. Cette crise se développe comme une guerre psychologique qui empoigne la population civile.

Les Femmes en Noir de Madrid contre la guerre dénoncent:

♀ Une « paix » basée sur les intérêts des classes puissantes et pas sur les intérêts de la population civile.

♀ L’augmentation du nombre de personnes qui n’ont pas la possibilité de contrôler leur propre vie: le pouvoir de décision appartient à quelques-uns.

♀ Une peur croissante à cause du chômage, la pauvreté et l’insécurité, une peur qui est utilisée comme instrument politique.

♀ Les conséquences de cette politique de la peur qui aboutit à la criminalisation des mouvements sociaux. Ceux qui protestent sont considérés comme coupables. Des attitudes non-violentes, des actions et des manifestations sont considérés comme des délits.

♀ Les difficultés que la crise a imposées aux familles tombent principalement sur les femmes. Pour à vivre, elle abaissera ses attentes, sa santé en souffrira et cela les obligera à rester à la maison, avec moins d’opportunités, leur refusant un travail public et social et une vie politique.

♀ L’existence de grands business qui ne sont pas en crise parmi lesquels le commerce des armes et la participation financière à l’industrie militaire.

♀ Le système financier qui reçoit le plus de soutien et de ressources, et qui permet aussi que des actes nuisibles et délictueux restent impunis.

Notre admiration, solidarité et soutien aux femmes qui:

♀ résistent activement contre la perte de tout ce qui a été gagné jusqu’à présent.

♀ croient que les racines de la violence se trouvent dans la structure du pouvoir, dans lequel la militarisation est un des joueurs majeurs, et dénoncent cette politique.

♀ réalisent que la peur est le fruit du chômage, de la pauvreté et de l’insécurité… et qu’elle est vaincue par l’amitié, le soutien mutuel et la solidarité.

♀ savent que la résistance des femmes à la guerre et la destruction est la lutte pour la vie et la survie.

♀ dans des situations de guerre, leur attitude et leur position transforment l’indignation en résistance non-violente; le désespoir en actes publics de désobéissance civile, et la tristesse et l’impuissance en solidarité.

Ce 24e jour du mois de mai nous affirmons notre confiance dans le dialogue, la justice et la non-violence comme moyen d’entente entre les peuples.

Traduit de l’anglais Edith Rubinstein, Bélgica


CONVOCATION 25 MARS 2012: Confrontant la politique de «défense» du gouvernement de notre pays


Le dernier dimanche du mois
A la Plaza Mayor (près de la statue du cheval) à midi
Les Mujeres de Negro – Madrid
vous invitent
à une vigie en noir et en silence
le 25 mars 2012
Confrontant la direction vers laquelle la politique de «défense» du gouvernement de notre pays se dirige

LES FEMMES EN NOIR DE MADRID CONTRE LA GUERRE

Sont alarmée par la désignation à la tête du Ministère de la Défense de Mr. Pedro Morenes, un des Espagnols qui a le plus d’intérêts personnels dans l’industrie de l’armement.

Nous avons des raisons pour ne pas croire que ce Monsieur se souciera lui-même de la défense réelle des gens de ce pays, mais au lieu de cela cherchera à défendre ses intérêts personnels dans l’industrie de la défense.

Nous réclamons:

qu’on retire à Mr. Pedro Morenes sa position de Ministre de la Défense.

Une augmentation du budget pour l’éducation et la santé, en déplaçant les réductions budgétaires vers le Ministère de la Défense.

Expulsons la guerre et la violence
de l’histoire
et de nos vies

C/ San Cosme y San Damián, Nº 24, 2º
28012 – Madrid

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Confrontant la direction vers laquelle la politique de «défense» du gouvernement de notre pays se dirige

Les Femmes en Noir de Madrid contre la guerre sont très inquiètes de la direction que la politique de «défense» du gouvernement de notre pays emprunte.

Alors que l’austérité et les réductions sont appliquées dans d’autres ministères, surtout pour l’éducation et la santé, affectant ainsi négativement les droits que la Constitution nous accorde, l’éducation et les soins de santé gratuits pour tous, le Ministère de la Défense augmente son budget.

Nous sommes aussi inquiètes parce que la personne placée à la tête de ce ministère est Mr. Pedro Morenes, un des Espagnols qui a le plus d’intérêts personnels dans l’industrie de l’armement. Pedro Morenes a été président du MDBA (fabricant de missiles), est propriétaire de Boguillas SL (négociation et représentation d’intérêts), est propriétaire de I-Sec Iberia (consultants pour la «sécurité»), est conseiller chez Gamo Outdoor (fabricants de fusils), est conseiller chez Aritex (modèles de composants d’avions militaires), est président de Kuitber (consultants pour la «défense» et la «sécurité»), est président de Segur Iberica («sécurité» privée) et d’autres compagnies liées à l’industrie des armes (Curriculum Mr. Morenés 2010). Parmi ces compagnies, il y a Instalanza, une fabrique de bombes à fragmentation à Saragosse, qui a initié une poursuite judiciaire contre l’Etat après que l’Espagne ait interdit ce type d’armes spécialement criminelles ; Instalanza réclame 40 millions d’euros d’indemnités pour « dommage général et perte de gains » pour avoir interdit la fabrication des bombes à fragmentation. Dans sa nouvelle position de Ministre de la Défense, Mr. Morenes sera des deux côtés des négociations dans cette poursuite judiciaire, à la fois juge et partie.

Avec cette histoire de vie, nous avons de bonnes raisons de ne pas avoir confiance que ce Monsieur se souciera lui-même de la défense réelle des gens de ce pays, mais au lieu de cela se souciera de défendre ses intérêts personnels dans l’industrie des armes.

Les Femmes en Noir contre la guerre veulent savoir :

Quelle politique de défense le gouvernement formé par Mr. Rajoy entend créer?

L’armée espagnole sera-t-elle encore plus réarmée à cause des intérêts personnels du Ministre de la Défense? Quelles garanties avons-nous que Mr. Moranes ne mettra pas à la première place ses intérêts personnels et de ceux qui l’entourent? Quelle sorte de politique une personne avec tellement d’intérêts dans le domaine peut-il faire?

Nous réclamons :

Le retrait du Ministre de la Défense, Mr. Pedro Morenes.

Une augmentation du budget pour l’éducation et la santé, en déplaçant les réductions budgétaires vers le Ministère de la Défense.

Traduit de l’espagnol par Trisha Novak, USA
Yolanda Rouiller