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CONVOCATION 26 Mars 2017: La securité des femmes


LA SECURITE DES FEMMES

On accepte socialement que la sécurité humaine, et spécialement la sécurité des femmes, concerne les Fuerzas y Cuerpos de Seguridad del Estado (les Forces et Corps de sécurité de l’État) et l’armée. Nous croyons, cependant, que la sécurité humaine va au-delà de l’intervention de l’armée ou de la police. Quand on parle de sécurité, on doit parler aussi de sécurité alimentaire, environnementale, économique, etc. Dans les deux sphères, celle de la famille et celle du travail, la vie des femmes est conditionnée par la violence exercée contre elles. Une femme est tuée ou maltraitée pour ne pas rencontrer les attentes désirées. Tant que les gouvernements considèrent que cette violence est une matière privée, elle sera toujours présente dans nos sociétés. La sécurité est l’absence de violence contre les femmes et l’égalité d’accès au pouvoir politique, social et économique. La lutte contre la violence envers les femmes doit être incorporée dans des stratégies de sécurité pour chaque pays, localité, communauté et tous les groupes sociaux.

Des dépenses militaires n’apportent pas de sécurité aux femmes, elles sont un gaspillage économique et militarisent la société. De telles dépenses sont inutiles et nous pensons que cet argent devrait être investi dans des dépenses sociales utiles. Alors que les dépenses militaires de l’Espagne, distribuées dans des sections variées, ont été de 42.000 millions d’euros en 2016, le budget pour lutter contre la violence de genre est de 25,2 millions d’euros, et le manque de crédits pour des personnes à charge a résulté qu’il y a presque 400.000 personnes à charge qui ne reçoivent pas d’assistance. Et maintenant, nous entendons des requêtes pour les pays augmentent leur contribution à l’OTAN, alors qu’en même temps la solution néglige de se débarrasser de ces sortes d’organisations criminelles qui sont en faveur de la guerre, et qu’il a été démontré qu’un des ennemis majeurs des femmes est la guerre.

Les Femmes en Noir – Madrid contre la guerre revendiquent:

Que l’État considère la violence contre les femmes comme un problème de sécurité nationale et que le gouvernement légifère afin qu’un jour les femmes puissent vivre en sécurité.

Qu’il y ait des dispositions économiques pour la Ley Organica 1/2004 de Medidas de Proteccion Integral contra la Violencia de Genero (la loi pour protéger contre la violence de genre) afin de progresser vers une société qui soit plus juste et plus égalitaire.

Que les dépenses pour l’armée soient, au lieu de cela, destinées à la santé, la culture, la coopération sociale et éducationnelle et la sécurité des femmes.

Un changement dans la politique de l’éducation avec une vision complète et à longue terme qui abordera l’inégalité de genre comme la racine du problème.

Que des organisations nationales comme l’ONU considèrent la guerre comme une menace pour les femmes et exhortent les gouvernements à démilitariser leurs pays respectifs.

Que nous réalisons que chaque personne a une responsabilité à stopper la violence contre les femmes.

Traduit de l'anglais par Edith Rubinstein, Bélgica

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CONVOCATION 29 Janvier 2017: JOURNÉE SCOLAIRE DE LA NONVIOLENCE


Journée Scolaire de la Nonviolence

Toujours, depuis 1964, le 30 janvier est commémoré comme la Journée scolaire de la non violence en mémoire de Gandhi et les valeurs qu’il représente.



Les Femmes en Noir, en conformité avec leur idéologie féministe, antimilitariste et de non violence, expriment qu’elles sont convaincues qu’il est impératif de chercher des alternatives pour apprendre comment des conflits ne résultent pas à plus de violence, mais plutôt à une plus grande équité et justice pour la société civile. La nécessité de la non violence devient plus urgente avec chaque jour qui passe. Le nombre de conflits guerriers qui existe aujourd’hui est alarmant. Certains de ces conflits sont oubliés et d’autres, comme la guerre en Syrie, sont mieux connues à cause de leurs conséquences : les réfugiés qui arrivent à nos portes.

Il ne suffit pas d’être contre la violence et la guerre. On doit analyser les causes qui conduisent à la guerre afin de l’éviter. La tendance de nos gouvernements de maintenir les privilèges des plus favorisés avec des murs et des grillages ; les déportations illégales de ceux qui sont sans papiers ; le refus d’asile ; la violation de lois signées internationalement ; le refus de fournir des soins médicaux universels ; la stigmatisation de l’émigrant basée sur la croyance qu’ils nous prennent nos emplois ou consomment nos ressources ; et le mouvement en recul des droits des femmes sont un moyen de promouvoir des valeurs qui correspondent à un modèle social de violence, créant la peur, le contrôle social, le machisme, l’obéissance aveugle, les relations pouvoir/soumission, la résolution de conflits par la violence et la force et le dédain pour des gens considérés comme plus faibles et différents.

Nous dénonçons le militarisme de nos sociétés qui inculquent l’idée de la défense armée, dans laquelle la guerre et la violence sont les seules solutions.

En outre, nous déclarons notre préoccupation au sujet de la résurgence de valeurs machos dans les classes, l’usage de la violence pour résoudre des conflits, l’augmentation des relations pouvoir/soumission parmi les étudiants et les coupures constantes dans le budget de l’éducation destiné à l’éducation publique, alors que celui prévu pour l’éducation privée augmente. Nous sommes aussi inquiètes qu’on continue sans contester le budget de la défense qui augmente fortement.

Les Femmes en Noir veulent des écoles qui collaborent à la construction d’une société qui lutte pour la paix et dans ce but, nous pensons que :

Il est urgent et nécessaire de renforcer l’Education pour la Paix avec une perspective de genre, qui a comme son but la formation de personnes « non violentes » et qu’il y ait un budget et un soutien pour le rendre possible.

La non violence est une trajectoire, un processus, un apprentissage continu pour l’individu ainsi que pour les relations humaines ; c’est un instrument éthique pour une transformation sociale, qui renforce ceux qui la pratique et ôte le pouvoir aux violents.

Il est nécessaire de travailler à l’école et dans la société pour une égalité qui ne répétera pas la violence et le pouvoir du patriarcat. Nous tous, et chacun de nous, nous sommes responsables qu’il ya ait une violence croissante dans le monde ou qu’elle disparaisse.


A l’occasion de cet anniversaire de la célébration de la paix, nous nous joignons à la campagne des femmes des Etats-Unis contre la politique xénophobe et macho de Donald Trump. Comme elles, nous croyons que le programme de ce président assume une inversion au chemin de la paix et aux réalisations en droits humains, une indication de plus de la résurgence du fascisme dans le monde.

"Un pays n’est pas plus fort d’après le nombre de soldats qu’il a, mais il est plutôt basé sur le taux d’alphabétisme."
"C’est vrai que la plume est plus forte que le sabre ; l’éducation effraie ceux qui emploient la terreur."
"Le meilleur moyen pour lutter contre le terrorisme est très simple : éduquer la prochaine génération."

Malala Yousafzai
(adolescente pakistanaise, Prix Nobel de la paix en 2014)

Traduit de l'anglais par Edith Rubinstein, Bélgica